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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 10:00

J'espère qu'en lisant le titre vous avez entendu les cris de la foule en délire et été éblouis par les flashes des photographes... comme moi-même je les entendu et vu en l'écrivant... Hum ! J'arrête mon délire. Blague à part...

 

 

Amis lecteurs,

 

 

Je partage avec vous la joie d'avoir été nominée au Liebster Haward. Merci à Vien Hue pour cette nomination. S'il est vrai que je fréquente moins souvent qu'avant la blogosphère, c'est toujours un plaisir de se balader dans les pages de son photoblog Nature.

 

 

 

Les règles du jeu :

- Chaque candidat doit rédiger un article et faire un lien vers la personne qui l’a nommé.

- Puis il répond aux 10 questions qui lui sont posées (j'espère que mes nominés ne seront pas rebutés par cette étape et joueront le jeu... d'ailleurs j'espère qu'ils ne reçoivent pas "encore une fois" cette nomination).

- Ensuite il nomme pour ce prix 3 à 5 autres blogueurs qui ont moins de 200 abonnés (là, j'ai fais au feeling, j'espère ne froisser aucune susceptibilité).

- Il crée ses 10 questions pour ses nominés.

- Et pour finir, il prévient ses nominés par une petite notification sur leur blog.

 

 

 

Je sais que c'est pas bien de mettre la charrue avant les boeufs mais je cite mes candidats avant de répondre aux questions : 

 

Le blog de Frank je voyage...

Yves le globe-trotteur je voyage encore, je m'en mets plein les mirettes...

- Le blog photo d'Emilien je suis encore à flaner sur un chemin et je prends le temps d'observer le petit monde

- Chris Pixl qui partage ses paysages

- Les chroniques 2 bureau de Jérémy ; là je quitte la photo pour le plaisir de lire " Ce Dallas pour classes moyennes qui glorifie la loi - non pas du plus fort - mais du plus con ! Ce Borgia qui voue un culte à ... l'incompétence".

 

Et y en a encore d'autres dans ma rubrique "A visiter aussi"... si le cœur vous en dit...

 

 

 

Bon maintemant, l'interview

Le mot n'est pas abusif j'espère, mais interview ça sonne bien avec les cris de la foule en délire et les flashes des photographes ...

Oh, merci ! Merci ! Je ne sais que dire... Avant toute chose je tiens à remercier... Oups ! Je dérappe encore.

 

1. Quel est le déclic qui vous a transformé en blogueur ? 

L'envie de partager mes photos. Une photo séquestrée dans un album ou un disque dur et que personne ne voit n'existe pas. C'était dommage d'en prendre autant et de les laisser mourir... Et puis pour progresser, c'est bien de se confronter à l'expérience des autres.

 

2. Comment avez-vous choisi votre pseudonyme et/ou le nom de votre blog ?

Trop compliqué de se chercher un pseudo. Et puis ne sachant pas comment ça évoluerait (peut-être quelque chose de plus sérieux), il m'a semblé que mon nom ferait parfaitement l'affaire. Pour le nom du blog, j'ai opté pour un titre explicite - mais hélas il faut bien le dire, pas très original.

 

3. Quelle est votre fleur préférée ?

Là je sèche, il y en a tant. Et avoir passé tant de temps à les osculter (voir le cœur des fleurs). Bon, les muscaris j'aime beaucoup, et le lin... Ah ! Les myosotis...  Le crocus... Hum, je crois que j'aime le bleu en fait mais il y a aussi les lys - le parfum compte pour beaucoup, les chardons... Non vraiment, c'est vraiment dure de n'en choisir qu'une. 

J'ai eu du mal à ne choisir que 5 blog, et là j'ai du mal à choisir une fleur... vous allez vous dire que j'ai un problème avec les choix...

 

4. Votre rêve le plus fou ?

J'en ai pas. Je voudrais être heureuse... et j'ai de la chance c'est déjà le cas. Alors je souhaite que cela dure jusqu'à mon dernier jour et rien ne sera plus beau ou plus fou ou plus important - par les temps qui courent.

 

5. La bêtise, étant enfant, que vous n’avez jamais osé avouer à vos parents ?

Je crois que j'ai tout dit. D'ailleurs j'ai pas eu grand chose à dire, je me suis faite pincer les trois quarts du temps... Soyant honnête, presqu'à chaque fois en fait. Ou je n'étais pas douée pour les bêtises... ou mes parents avaient un super détecteur à bêtises.

 

6. Quelle est l’œuvre d’art qui vous émeut le plus ?

Ah ! L'art et moi ça fait beaucoup... genre 1 000 000... au moins ! Si on met de côté les photographies de Laurent Baheux, Sebastião Salgado et Steve McCurry (y en a d'autres mais je vais m'arrêter là)... Il m'est resté d'une de mes visites au Louvre le souvenir d'une grande émotion face à la Victoire de Samothrace et face à La jeune martyre de Paul Delaroche. Après ça la Joconde avait l'air tout a fait insignifiante... et c'est toujours ce que j'en pense d'ailleurs. Mais je ne veux vexer personne.

Je peux rajouter le Seigneur des anneaux ? Les films sont magnifiques mais là je parle du livre. C'est vraiment pour ne pas avoir l'air de blasphémer que je n'ai pas mis un L. Parce que pour moi, c'est de l'Art.

 

7. Quel moment de la journée préférez-vous ?

Le matin, avant de quitter la maison. Je ne suis pas du matin pourtant, mon cerveau a du mal à s'agiter trop tôt. Mais justement, ce que j'aime le matin c'est prendre mon temps, aller faire un tour au jardin - en ce moment je me lève bien tôt pour guêter l'émergence des chrysalides de nacré qui sont dans mon maracudja  (pour ce genre de chose je peux me lever tôt sans problème...) - puis me préparer un super petit-déjeuner avec du jus fraîchement pressé (made in mon oranger) et des tartines grillées de balaous marinés - Ah ! D'en parler j'ai hâte d'être à demain matin. Prendre mon temps quoi. Après la journée est trop chaude ou trop pluvieuse, des automobilistes incompétents mettent ma vie en danger (petite pensée à ceux qui ne connaissent pas le stop ni les clignotants...)... Définitivement, le matin.

 

8. Combien de temps consacrez-vous à votre blog ?

Quand je vivais à Paris, c'était au moins quelques minutes tous les jours. Même sans publier, il y avait toujours les stats à voir (maintenant je m'en fiche), le design à améliorer (maintenant ça me convient très bien) et de temps en temps un commentaire auquel répondre... Un besoin de partager et de m'évader sûrement. Depuis que je suis rentrée dans mon île... Voyons, une ou deux fois par mois... Les mois où j'y pense.

 

9. Une cause qui vous tient cœur ?

Ce n'est pas vraiment une cause. Et là, on parle carrément d'utopie. Je voudrais que les gens (partout) soient heureux... que chacun puisse vivre décemment (manger à sa faim et sainement chaque jour, avoir un toit correct au-dessus de sa tête, avoir accès au soin...), avoir un travail et y aller en sifflotant et non en ronchonnant, que personne ne soit ou ne se sente seul, que la solidarité règne en maître... Ça semble beaucoup demander mais ça ne devrait pas l'être, je crois. Alors, en fait de cause qui me tienne à cœur, je me contente (et c'est déjà pas si mal je crois) de me rendre utile et disponible aux autres autant que faire se peut. Je me fais un devoir (et c'est vraiment pas difficile) d'être heureuse et joyeuse et de déteindre sur les autres. Et si j'arrive à aider quelqu'un, à déchiffonner un visage, à faire naître un sourrir... j'ai bien rempli ma journée.

 

10. Votre citation ou devise préférée ?

" Ce qui mérite d'être fait mérite d'être bien fait ". Je ne sais pas de qui, ni même si elle est exacte... peu importe, c'est ainsi que j'aborde toute chose (ou presque).

 

 

Et bien, et bien ! Je m'étais dit que l'exercice serait difficile et finalement je m'aperçois que je me suis étendue... répandue même. Mais aussi... Poser des questions à une bavarde... Enfin ! Bref, j'espère que tout ce blabla ne vous aura pas trop ennuyé.

 

 

 

Dernière étape, les questions pour mes nominés :

1. Pourquoi bloguer ?

2. Qu'est-ce que cela apporte ou a apporté à votre vie ?

3. Quel commentaire posté sur votre blog vous a le plus marqué/ému ?

4. Avez-vous déjà rencontré un de vos lecteurs et est-ce un bon souvenir ?

5. Quel est votre auteur/artiste (photo, livre, vidéo...) préféré ?

6. Après (ou peut-être avant) photographier, écrire, bloguer, quel est votre loisir favori ?

7. Quel est le trait dominant de votre personnalité ?

8. Qu'est-ce qui vous fait avancer dans la vie ?

9. Vos trois souhaits au génie de la lampe ?

10. Êtes-vous satisfait de votre vie et, rétrospectivement, de la personne que vous êtres devenu ?

Bien ! J'espère que vous ne me trouverez pas trop intrusive et, évidemment, je n'oblige personne à faire comme moi des réponses à rallonge. Je serais quand même ravie de vous lire si vous jouez le jeu.

 

 

 

 

 

 

Prunus sp

 

 

 

 


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Published by Catherine - dans Evénements
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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 12:21

 

Des oiseaux marins que j'ai pu approcher ces derniers mois, voici mon petit chouchou : le noddi brun. Le paille en queue voisin est aussi un bien bel oiseau, mais le noddi... Allez savoir... Il y a un truc avec la calotte gris argent, le "khol" assorti sous l'oeil et le petit trait "d'eye liner" noir au-dessus - je divague. Et puis j'aime beaucoup le dégradé du brun foncé au presque noir de la tête aux extrémités de la queue et des ailes. Cela contraste avec l'intérieur du bec, orange, que l'on voit clairement quand il crie - pour chasser par exemple une photographe un peu trop hardie... 

Pour le cri par contre, on est plus proche du crapaud que du pinson. Il me fait toujours l'impression d'un croassement.

 

Le noddi est un oiseau plutôt sédentaire : il vit loin en mer mais apparemment toujours dans une même zone, relativement proche du lieu où il niche. Ce peut être un îlot ou une falaise. Cela dit, il semble qu'il existe aussi des groupes migrateurs. On le retrouve sur la plupart des côtes entre les tropiques.

 

 

 

noddi brun 01

 

 

 

Mon petit Nono niche au sol, dans un lit de pourpier où sur un petit nid de brindilles, pour ce que j'ai pu en voir, mais ailleurs d'autres peuvent réaliser des nids assez volumineux. La colonie visitée ce jour-là partageait son bout de caillou, mais sans se mélanger, avec des sternes bridées et fuligineuses. 

Après parade et offrande de cadeaux, le couple est formé pour la vie et pond un unique œuf par an. Bel œuf soit dit en passant, blanc cassé-rose très pâle avec des taches pourpres. Mâle et femelle se relaient pour couver et élever le jeune. Ce n'est pas un plongeur. Son jabot lui permet se stocker ses prises, ce qui réduit la fréquene des aller- retours entre la mer et le nid.

 

 

 

noddi brun 04

 

 

 

 

 

noddi brun 06

 

 

 

 

 

noddi brun 09

 

 

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Published by Catherine - dans Faune vertébrée
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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 15:00

 

En ce qui me concerne, le plaisir de la randonnée, c'est aussi le plaisir de (re)découvrir la faune et la flore des milieux que l'on traverse. J'ai toutes les peines du monde à marcher en regardant toujours devant moi - ce qui me vaut d'être habituée aux prises de pieds dans les racines et gros cailloux, mais rassurez-vous aucun accident à ce jour. C'est que les bordures de sentier, les prairies, les branches des arbres (même les plus hautes) et les cavités dans leurs troncs, le ciel... sont si animés si on prend la peine de les regarder... ont tant à montrer...

 

Pour la trace des caps, la nécessité de boucler les étapes avant les heures les plus chaudes a plus moins contenu ma tendance aux arrêts à répétition pour observer et photographier... mais quand même. En rentrant, j'ai jeté sur un brouillon les noms des quelques espèces que j'avais reconnues, et j'ai farfouillé pour trouver les noms de celles dont je me souvenais encore de l'aspect. Voici donc une petite liste de la vie reconnue en passant... compilée par une spécialiste en "rien du tout" équipée "d'aucun guide" - le papier ça pèse.

 

 

Flore

 

Famille

Nom

Espèce

Site d’observation/Commentaires

Aizoacées

Pourpier bord de mer

Sesuvium portulacastrum

 

Arécacées

Cocotier

Cocos nucifera

Plages, forêt littorale ; propriétés médicinales

Avicenniacées

Palétuvier gris

Avicennia germinens

mangrove arbustive

Burséracées

Gommier rouge

Bursera simaruba

Pointe Dunkerque ; forêt sèche

Cacatacées

Cierge

Pilosocereus royeni

Savane des Pétrifications, cul-de-sac Ferré

 

Raquette à fleurs jaunes

Opuntia dillenii

Chapelle de la vierge des marins, baie des Anglais ; port buissonnant

Cæsalpiniacées

Canique grise

Cæsalpinia bonduc

Parking petit Macabou ; arbuste sarmenteux

Capparacées

Mabouya

Capparis sp.

Cap Macré, nord du cul-de-sac Ferré

Cymodocées

Varech

Cymodocea sp.

 

 

gommier rougeGommier rouge raquette à fleurs jaunesRaquette à fleurs jaunes
ciergesCierge mabouyaMabouya

 

Combrétacées

Amandier pays

Terminalia catappa

Arbre de la forêt littorale ; propriétés médicinales

 

Palétuvier blanc

Laguncularia racemosa

Arbres de la zone de transition entre mangrove et terre ferme

 

Palétuvier gris

Conocarpus erectus

Convolvulacées

Patate bord de mer

Ipomœa pes-capreæ

Liane colonisant la plage

Euphorbiacées

Mancenillier

Hippomane mancinella

Arbre commun de la forêt littorale ; toxique

Euphorbiacées

Ti-baume

Croton flavens

Arbuste de forêt sèche ; propriétés médicinales

Malvacées

Catalpa

Thespesia populnea

Arrière de mangrove à la baie des Anglais ; arbre de forêt littorale

Papilionacées

Graine réglisse

Abrus precatorius

Liane de forêt sèche

 

Pois bord de mer

Canavalia rosea

Liane colonisant la plage

 

Pompon jaune

Acacia macracantha

Arbuste des fourrés épineux

 

raisin bord de merRaisinier bord de mer (fruits  rose-bordeau à maturité) olivier bord de merOlivier bord de mer

 

Polygalacées

Poirier pays

Tabebuia heterophylla

Arbre de forêt sèche

Polygonacées

Raisinier bord de mer

Cocoloba uvifera

Plages, forêt littorale ; propriétés médicinales

Rhizophoracées

Palétuvier rouge

Rhizophora mangle

Cap Chevalier, baie des Anglais ; mangrove de bord de mer

Sapindacées

Olivier bord de mer

Dodonæa viscosa

Anse Michel ; arbuste d’arrière plage ; propriétés médicinales

Scorphulariacées

Thé pays

Capraria biflora

Herbe des zones sèche ; propriétés médicinales

Solanacées

 

Physalis angulata

 

Verbenacées

Verveine caraïbe

Stachytarpheta jamaicensis et S. cayennensis

Anse Michel ; herbe de forêt sèche ou mésophile, zone littorale ; propriétés médicinales

 

Vieille fille

Lantana camara

Arbrisseau des zones sèches ; propriétés médicinales

indéterminé

Vermicelle razié

Cassytha filiformis (Cassithacées) ou Cuscuta sp. (Convolvulacées)

Propriétés médicinales

 

 

 

Faune

 

  • Mammifères

Famille

Nom

Espèce

Site d’observation

Herpestidae

Mangouste de Java

Herpestes javanicus auropunctatus

à l’est de la Baie des Anglais (entre champ et mangrove)

      Bien sûr, je n'ai pas mentionné chats, chiens, vaches...

 

 

  • Oiseaux 

Famille

Nom

Espèce

Site d’observation/Commentaires

Ardeidae

Grand crabier (grande aigrette)

Ardea alba

anse Meunier

 

Kayali

Butorides virescens

entendu, pas vu

 

Aigrette garde-bœuf (pique-bœuf)

Bubulcus ibis

 

précisément veillant sur leur bétail

Charadriidae

Pluvier collier

Charadrius semipalmatus

sur les tas d’algues, anses Macabou, anse Noire

Columbidae

Tourterelle à queue carrée

Zenaida aurita

 

Fregatidae

Frégate

Fregata magnificens

anse Michel ; juvénile en vol

Fringillidae

Merle

Quiscalus lugubris

 

Passeridae

Astrild (cendré ou à joues orange)

Estrilda troglodytes ou

Estrilda melpoda

peu avant panneau ONF de cap Macré, en venant du Macabou

Scolopacidae

Branle-queue (chevalier grivelé)

Actitis macularia

anse Noire

 

Bécasseau sanderling (gros maringoin blanc)

Calidris alba

Macabou, anse Noire, anse Esprit…

 

Aile blanche (chevalier semipalmé)

Cataptrophorus semipalmatus

anse Noire, anse aus Bois (?)

Sturnidae

Moqueur des savanes

Mimus gilvus

 

Trochilidae

Colibri huppé

Orthorhynchus cristatus

anse Michel

Tyrannidae

Pipirit

Tyrannus dominicensis

 

 

bécasseau sanderlingBécasseau sanderling

 

 

  • Crabes

Famille

Nom vernaculaire

Espèce

Site d’observation

Gecarcinidae

Touloulou

Gecarcinus lateralis

plages et arrière-plages

Urcididae

Mantou (crabe à barbe)

Ucides cordatus

 

Portunidae

Cirique bleu

Callinectes sapidus

Étang des Salines

Ocypodidae

Crabe mal zorey (crabe fantôme)

Ocypode quadrata

plages diverses

 

Sémafot

Uca rapax

 

Coenobitidae

Solda (Bernard l’hermite)

Coenobita clypeatus

 

 

 

touloulouTouloulou SémafotSémafot

 

 

  • Araignées

Famille

Nom

Espèce

Site d’observation

Araneidae

Argiope argentée

Argiope argentata

Anse Michel

Theridiidae

 

Argirodes sp.

dans la toile de l'argiope (espèce commensale)

 

nid d'araignéenid d'araignée (argiope argentée ?) : "cocons" et bébés Battus polydamasBattus polydamas

 

  • Insectes

Ordre

Nom

Espèce

Site d’observation

Lépidoptères

Nacré

Agraulis vanillae

 

 

Mangrove

Junonia genoveva

autour de la baie des Anglais

 

Lycène bleu indéterminé

 

mornes  à l’Est et au Sud de la baie des Anglais

 

Hespéride orange indéterminé

Wallengrenia ophitesou Hylephila phyleus

entre la baie des Anglais et l’anse Trabaud

 

Hespéride sombre indéterminé

Urbanus obscurusou Urbanus proteus

autour de Cap Macré

 

Petits piérides indéterminés

 

 

 

Grand piéride

Ascia monuste

 

 

 

Battus polydamas

anse Caritan

Diptères

Moustiques

 

marécages pollués après le cul-de-sac Ferré, plage

Odonates

 

Erythrodiplax umbrata

anse Trabaud

 

 

Orthemis macrostigma

anse Trabaud

 

 

Erythemis vesiculosa

? entre la baie des Anglais et l’anse Trabaud

Nombreuses incertitudes pour cette partie car je n'avais de matériel de collecte, je ne suis pas spécialiste, je n'ai pas pensé à noté à chaque fois le lieu où s'est faite l'observation. Je ne m'arrrête pas sur les moustiques, et les mouches autour des poubelles débordantes d'ordures...

 

 

 

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Published by Catherine - dans Flore
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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 23:48

 

lever de soleil anse michelNotre ferme résolution de partir avec le lever du jour est tombée à l'eau... au sens propre. Une bonne averse vers 3h30 et plusieurs grains un peu après 4h ont retardé nos préparatifs de départ. Finalement, le lever du soleil nous a trouvé encore sur le site... une peu gris d'ailleurs ce lever de soleil.

 

 

 

Au bout de la plage de l'Anse Michel, après les sanitaires, un escalier en bois mène à un petit bout de mangrove que l'on traverse sur des caillebotis. On arrive assez vite au Cap Chevalier.

 

 

 

 

Ce deuxième jour plus que la veille, les balises nous ont manqué. Leur placement semblait parfois incohérent  : plusieurs balises à quelques mètres l'une de l'autre dans un passage ou corridor dans lequel (ou à partir duquel) on ne peut pas s'égarer... mais par contre aux intersections, rien du tout. Il a fallut s'engager parfois sur une certaine distance avant de trouver une marque. Le comble a été au cap Chevalier . Après s'être engagés sur un mauvais sentier qui finit en cul-de-sac, puis avoir demandé notre chemin aux rares âmes visibles aux environs (merci pour votre aide ), nous avons délaissé le sentier "officiel", mal balisé et mal entretenu depuis un certain temps à ce qu'il semble, pour une autre voie. Un détour d'1h non balisé mais pourtant plus facile à suivre, notamment à cause de la fréquentation acrue à l'occasion de la course "la ronde des caps" (possibilité de demander sa route), mais aussi plus valonné, et qui nous a privé de la portion jusqu'à la pointe coton. Au final, arrivée directement derrière la mangrove, assez loin à l'arrière de la baie des mulets, où nous avons trouvé - enfin ! - une indication claire du sentier à suivre.

 

1ère balise J2

Première balise de la journée... près de 2h après notre départ !

caillebotis baie des anglais

Palettage à travers la Baie des Anglais

 

palettage baie des anglais

 

mangrove baie des anglais

 

 

 

champs de maïs   

 

Montées et descentes entre mangrove et champs (de maïs entres autres, à notre grande surprise)... la vue sur la mer manque, le soleil tape... légère impression de s'être fait avoir. Dans le petit marécage au pied de la Vierge des Coolies, un petit passage rappelle aux amateurs de l'émission Menu W9 l'épreuve des "pierres molles" du jeu Takeshi's Castle. 

au pied de la vierge des coolies

Les pierres molles... pas molles... et en bois

cabane de chasse

Cabane de chasse dans la mangrove. Ce jour là, c'est la tourterelle qui était aux abois.

 

 

 

On arrive enfin à un sommet d'où s'offre une belle perspective sur la Pointe Coton, la Pointe Baham, et entre les deux la Réserve Naturelle des Îlets de Ste-Anne, l'un des sites de nidification d'oiseaux marins les plus importants des Antilles. Aaah ! L'îlet Hardy... ses puffins d'Audubon, ses sternes bridées et fuligineuses, ses noddis bruns, ses pailles en queue...  ! Vivement la campagne de suivi ornitho 2014 !


 

réserve des îlets de sainte-anne

 

 

À quelques centaines de mètres, l'Anse Trabaud... pour nous seuls . Le plus dur, vraiment, c'est de résister à l'envie de se baigner. Après avoir tant marché et sué, une seule envie, plonger dans la tiède eau turquoise. Mais alors, aucune garantie d'être capable de se rhabiller, se rechausser et repartir pour enchaiîner encore les kilomètres.


 

anse Trabaud

Plage de l'anse Trabaud

 

 

 

savane des pétrifications - coureurs ronde des capsSurtout que juste derrière il y a... la Savane des Pétrifications. Marcher sous un soleil de plomb - dire que la météo avait annoncé de la pluie ! - dans un environnement désertique cahotique digne de n'importe quel film SF dans une période post-apocalyptique ou sur une planète inhospitalière... vous voyez de quoi je parle ? Grosse admiration pour les courreurs de "la ronde des caps", ahurissement total face aux touristes qui font la traversée (parfois en simple riquiqui bikini) juste pour aller à l'anse Trabaud. Oui la plage est belle, magnifique, merveilleuse... mais après tant de doux farniente, retraverser l'enfer pour retrouver sa voiture... Cela en vaut-il vraiment la peine ? Enfin, je suppose que oui quand on vient de Paris, Reims, Londres...

 

savane des pétrifications - co-randonneurs  savane des pétrifications - trou sardines

 

 


sortie savane des pétrifications

 

Enfin, l'anse à Prunes, Sud du Sud de la Martinique (grosso modo, on va pas chipoter), avec vue sur l'îlet Cabrits et son phare, et sur la Table du Diable (encore une !). On passe enfin côté Caraïbe. C'est l'heure de la pause pistache-raisin secs-noix de cajou, qui n'a jamais été autant appréciée, je crois, depuis le début de cette aventure. À la pointe des Salines, retour à la civilisation, la vraie, celle où il y a un réseau de téléphonie mobile, avec 3G et tutti quanti. JM reprend vie  !

pont entrée anse à prunes arrivée grande terre

 

 

À ce stade, une seule hâte... en finir avec cette s*$%§£* marche. Petit smoothie rafraisant avant de poursuivre la traversée de la grande anse des Salines, avec son balet infernal de voitures, sans parler de toutes ces sonos avec la musique à fond - on n'entend même plus le bruit des vagues, qui se voient pourtant à quelques mètres. Adieu air pur  ! Bonjour pollution... sonore  !

Rien à voir avec la petite anse des Salines et les petites criques qui lui succèdent. Ça tue de passer devant tant de beauté (et si peu peuplée) sans s'arrêter. J'entends la petite voix tentatrice de la Mer : "Arrête-toi... Viens te baigner ma tiède eau truquoise... Pourquoi ne pas t'allonger là, sur mon si blanc sable coralliens, les doigts de pieds en éventail ?" Mais faire pareille pause à quelques kilomètres de l'arrivée... nan nan, c'est pas une bonne idée !

 

 

vue sur la petite anse des salines

 

 

Dans la mangrove à l'arrière de l'anse Meunier se tenait un grand crabier (Ardea alba). Quelle chance ! Mais pour ne pas casser le rythme, on ne s'est guère attardé pour la photo. De là à la pointe Dunkerque ou plutôt juste avant, on n'a pas traîné, mais on s'est pris une claque face à une volée de marches assassines aussi soudaine que sournoise qui nous a mis KO rien qu'à la regarder . JM le courageux a enchaîné, genre "si je m'arrête si repars pas", Sam' et moi avons poussé un gros "non !" avant de  tomber le sac en pestant. Je sais pas vous mais je trouve que les marches, ça casse.

 

marches pointe dunkerque

gommier rouge

Gommier rouge

 

 

borne sos

 

L'interminable dernier kilomètre nous a amené à l'anse Caritan, 6h15 après notre départ. La borne SOS du premier parking a eu l'air de nous narguer et arrivés sur la plage, on avait juste envie d'appeler les secours - le SAMU, les pompiers, la police... tout la monde ! 

 

 

Enfin, à part les pieds endoloris et les quadiceps quasiment en feu... ce fut une belle balade.


Quand même les gens, le pays est beau !

 

 

 


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Published by Catherine - dans Evénements
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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 10:48

Trace des caps - Martinique

 

 

 

Une première pour moi, j'ai fait récemment une randonnée de 2 jours avec des amis : la trace des caps, un parcours de 34 km essentiellement le long du littoral, entre la petite anse Macabou au Vauclin et l'anse Caritan à Sainte-Anne. L'itinéraire est découpé en 4 tronçons : petit Macabou - cap Macré : 7 km, cap Macré - anse Michel : 6 km, anse Michel - grande anse des Salines : 16,5 km, grande anse des Salines - anse Caritan : 5 km. Difficultés majeures : l'insolation très importante et le poids du sac à dos.

Une très belle expérience. Mes jambes ont assuré mieux que je n'aurais cru... et je m'en suis mis plein les mirettes. Petite rétrospective.

 

 

 

 

      raisinier bord de mer

 

 

Après une nuit festive et quelques heures à peine de sommeil, départ - en retard bien entendu, comme d'habitude - du Vauclin. Nous n'avons pas encore commencé à marcher que nous nous s'arrêtons déjà pour nous extasier devant... un raisinier bord de mer. Pourtant, ce n'est pas comme si nous n'en avions jamais vu. Dommage, les fuits n'étaient pas mûrs.


 

 

 

 

 

Sur la plage jonchée d'algues se trouvaient en nombre des petits limicoles. Pas facile de s'approcher suffisamment pour leur tirer le portrait, ils sont assez craintifs. Sans réelles connaissances en la matière ce n'était pas facile de reconnaître les différentes espèces. J'ai fait une petite recherche en rentrant ; en espérant que ma mémoire ne m'a pas joué de tour et que mes yeux ont bien vu les caractéristiques des volatiles en question,  il y avait là quelques pluviers colliers (ou pluviers semipalmés Charadrius semipalmatus), de nombreux bécasseaux sanderling (ou maringouins blancs Calidris alba) et peut-être une ou deux ailes blanches (ou chevalliers semipalmés Cataptrophorus semipalmatus).

 

Entre le petit et le grand Macabou, il est impossible de râter la chapelle de la Vierge des marins...

 

 

sortie petit macabou traversée grand macabou

 

chapelle de la vierge des marins - ext chapelle vierge des marins - int

 

 

 

 

vue sur petit macabou vue sur la petite anse Macabou 

 

 

Bonne surprise, le sentier passe souvent sous un couvert forestier à partir de l'anse Grosse Roche - pas très dense mais à ce stade, le moindre ombrage est bienvenu. Ma bonne résolution de ne pas m'arrêter tous les deux mètres (ou presque) pour admirer faune et flore a pris un coup à l'approche du cap Macré - elle sera bientôt tout à fait oubliée.

 

 

pompon jaune (Acacia macracantha) pompon jaune (Acacia macracantha) - gousse

                                                            Pompon jaune Acacia macracantha

 

 

Si le premier tronçon s'est fait sans que nous nous en rendions compte, le deuxième était un peu plus dur pour les jambes et pour le moral. D'abord, le relief y est plus important, avec des pentes courtes mais assez abruptes, qui sollicitent d'autant plus les cuisses que les sacs sont lourds - eau, tente, duvet... ça pèse. Et puis il a fallut 1 h pour faire le tour du cul-de-sac Ferré... Arrivés de l'autre côté, nous avions l'impression d'avoir beaucoup marché pour rien , tant la rive d'en face semble proche à cet endroit. Là, nous avons repensé au pêcheur qui nous avait proposé de nous faire traverser en canot... en quelques minutes. 

 

 

 

trou cadia trou Cadia

 

 

 

Le trajet est ensuite assez monotone - montées, descentes, belles plages... - mais les paysages non moins superbes. À quelques exceptions près. Décidément, il n'y a vraiment pas moyen de se balader en Martinique sans tomber sur une décharge sauvage ou une improbable zone d'accumulation de déchets ramenés par la mer


 

vue cap ferré depuis grande anse vue sur le cap Ferré depuis Grande Anse

 

 

 

vue sur anse la balle depuis pointe l'étangPoints de vue sur l'anse la Balle

 

vue sur anse la balle depuis pointe ébichets

 

ordures entrée grande anse

 

ordures aux ébichets

 

 

 

 

 

îlets aux chiens  îlets aux chiens

 

 

 

 

 

arrivée anse noire des parapentistes semblent se préparer à l'anse Noire

 

 

 

Finalement, après 13 km et 5 h de marche, arrêt à l'anse Michel. C'est 4 km de moins que la moitié du parcours mais le coin est tout indiqué pour le bivouac - fournisseurs de sorbets et de grillades  (merci JM) à proximité immédiate, et surtout eau potable pour se ravitailler et douches, éléments de "confort" fort appréciables.


bivouac anse michelBon emplacement pour la tente sous les raisiners - protection pratique en cas de vent trop fort pendant la nuit... Bain agréable au clair de lune - quelqu'un peut-il me dire pourquoi les conversations de bains nocturnes tournent toujours autour de films comme les dents de la mer, Eden Lake, l'attaque des requins tueurs & co ? ... Petite brise anti-moustique... Aucune raison de se pleindre... jusqu'au moment du coucher : qu'il était dur ce sable...

 

 

 

Notre ferme résolution de partir avec le lever du jour ...

 

La suite d'ici 1 ou 2 jours 

 

 

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Published by Catherine - dans Evénements
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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 00:00

 

 

Marguerite en haillons - fourreau de la femelle

 

 

Mais qu'est-ce que c'est ? Un fruit étrange ? Un nid d'un genre nouveau ? Non ! C'est un papillon !!!

 

Bon, j'exagère un peu, je le concède, mais ce n'est pas très loin. C'est une chenille... en fait, le fourreau d'une chenille... une sorte de cocon mais pas un cocon qui protège une chrysalide ...

Oiketicus kirby, de la famille des Psychidae. Tant pis pour l'identification formelle, chez nous on l'appelle Marguerite-en-haillons (en version française).

 

Chez la plupart des lépidoptères la femelle, ailée, pond des œufs, desquels sortent des chenilles voraces. Couleur feuillage ou faux yeux à l'arrière du corps, découpage et pliage de feuilles en nids temporaires, projection de substances peu appétentes voire de "faux sang", à poils urticants ou vénéneuses ... les stratégies sont nombreuses pour dissuader les prédateurs, se défendre ou passer inaperçues. Le moment venu, les chenilles fabriquent une chrysalide, parfois entourée d'un cocon protecteur en soie, dans laquelle elles subissent une métamorphose avant d'émerger sous la forme ailée que nous appelons papillon. Un jeune Mr papillon fait sa cour à une jeune Mme papillon et puis ... Si si, vous avez sûrement déjà croisé des papillons accrochés l'un à l'autre par l'abdomen. Mais ce qu'il faut noter, c'est que les mâles comme les femelles sont ailés.

Mais Marguerite fait son originale, elle n'a pas envie de faire comme tout le monde.

 

Avertissement :

Je sais bien que c'est un blog photo... mais vu la profusion d'infos disponibles et accessibles sur le net en français , je me lance dans une petite synthèse. Pour ceux que ça n'intéressera pas, vous me pardonnerez, et je vous pardonne déjà de la lire en diagonale, voire d'aller directement à la photo suivante et de là droit au point final.

 

 

Chez les Psychidae donc, "petite" famille de lépidoptères, la chenille va très vite se construire un fourreau protecteur à l'aide de débris divers (brindilles, sable, tout petits cailloux) tenus ensemble par de la soie. Et oui ! Tout juste née on veut déjà se démarquer des autres. Le fourreau grandit avec son hôte : à mesure qu'elle grandit, la chenille ajoute des briques à petite maison. Enfin, petite ... le fourreau peut atteindre 15  cm chez certaines espèces tropicales  celui-ci, environ 8 cm.


Pas facile d'observer la chenille sans détruire le fourreau, sauf quand elle se déplace  on voit alors la tête et le premier segment du corps. Le reste du temps, elle se suspend à une branche... ou à une balustrade, à une charpente. La vie larvaire peut être longue  j'ai trouvé une référence à une espèce sud-africaine dont les chenilles vivent 8 mois avant la nymphose (formation de la chrysalide) ; et je crois avoir lu quelque part, mais je ne sais plus où, quelque chose à propos d'une vie larvaire allant jusqu'à 3 ans !!! Bref ! Pendant tout ce temps, la chenille se nourrit de "végétaux supérieurs"  ses talents de défoliatrice vorace occasionnant parfois de véritables catastrophes économiques quand elle s'attaque aux champs  mais aussi de lichens, mycéliums de champignons divers... Chez nous, elle a été observée sur du campêche, du goyavier et du bois-patate.

La forme, les dimensions et la composition du fourreau sont spécifiques, ce qui facilite l'identification. Heureusement, car il serait dommage de détruire le fourreau pour chaque identification. D'autant que le fourreau n'abrite pas toujours une chenille. Oui oui... Marguerite l'originale... est une jusqu'au-boutiste de l'originalité.

 

La chenille se transforme en chrysalide dans son fourreau - jusque là c'est "normal" - mais n'en sortira un papillon que si c'est un mâle. Il est ailé, le plus souvent de couleur sombre sans décoration particulière, porte des antennes plumeuses, a des pièces buccales atrophiées.

Les femelles des Psychidae, elles, sont aptères - chez certaines espèces on peut tout de même observer des ailes vestigiales (des moignons en quelque sorte, non fonctionnels). Elles ne volent donc pas et passent leur vie dans le cocon. Elles sont/peuvent être - les données sont rares et je n'ose généraliser - aveugles, vermiformes (sans pattes, en forme d'asticot), sans pièces buccales, dépourvues d'antennes. Dans de telles conditions, pour attirer les mâles elles émettent des phéromones, dès leur émergence de la chrysalide (qui je rappelle est elle-même dans le cocon). C'est qu'il faut faire vite.

Les adultes, mâles comme femelles, ne vivent pas longtemps - de quelques heures à quelques jours selon les espèces - car n'oublions pas, les pièces buccales sont atrophiées ou inexistantes.

 

Marguerite en haillons - mâle

 

Les mâles peuvent s'accoupler avec plusieurs femelles mais les femelles avec un seul mâle. En effet, une fois fécondée, la femelle cesse d'émettre des phéromones. Cela dit, pour le mâle, vu le temps qu'il faut pour un accouplement, et compte tenu de leur courte espérance de vie, plusieurs femelles ça ne doit pas faire beaucoup de femelles non plus. Pour le cas du couple que j'ai pu observer, le mâle est arrivé en fin d'après-midi, je ne sais quand exactement entre 16h et 17h ... Après le deuxième film de la soirée, j'en ai eu assez d'attendre et je suis allée me coucher. Je n'ai pas regardé la montre, mais il faut donc compter plus de 6h. 

La photo ci-dessus ne montre pas un papillon émergeant de sa chrysalide dans son fourreau, mais un mâle qui a introduit son abdomen dans le cocon d'une femelle pour se reproduire. Je n'ai pas vu l'arrivée, mais je peux dire que l'opération de sortie n'est pas une petite affaire. Le mâle remonte très, très ... très lentement le long du fourreau de la femelle, par là même étirant son abdomen à tel point que les membranes intersegmentaires sont tout a fait visibles (bien tendues). Je me demande si ça fait mal ? En tout cas j'avais mal pour lui .

La femelle pond ensuite ses œufs... dans son propre fourreau ! Il faut préciser que les œufs ne seraient pas toujours issus de la reproduction sexuée. Il semble que les Psychidae soient capables de parthénogenèse. Enfin bref ! La femelle meurt en général après la ponte, mais chez certaines espèces elle meurt avant. Les œufs éclosent alors dans les restes de la femelle. Après l'éclosion, les chenilles sortent du fourreau pour construire les leurs.

 

 

 

 

 

Mais allons ce n'est pas encore fini. Parce qu'il y a les originaux parmi les originaux...

Au Panama a été trouvé une espèce dont la chenille... est prédatrice ! Si, si, parce que les lichens et autres fungii, ce n'était pas encore assez original pour un papillon. Perisceptis carnivora, à peine plus d'un centimètre de long, se nourrit d'araignées, criquets, sauterelles, mouches, coléoptères, guêpes - à sa mesure bien sûre - et surtout de fourmis. Et puis elle garde des trophées : elle colle les restes de carapaces, bout d'ailes ... sur son fourreau ! Erg !Quel petit monstre ! Imaginez ça à votre taille, un "ver" géant dans une carapace de bave, d'ordures, de lambeaux de peau et d'os ... et vous avez une créature hideuse et monstrueuse parfaite pour un film d'horreur. Bon, j'arrête mon film !

 

 

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Published by Catherine - dans Faune invertébrée
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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 11:09

 

Jolies rencontres avec un paille en queue (ou phaéton) à bec rouge, que je n'ai pas osé taquiné de trop près... eu égard à la taille de son bec .

 

 

 

Paille en queue à bec rouge

 

Le paille en queue à bec rouge est vraiment un très bel oiseau marin, blanc au dos strié de noir, remarquable par son bec rouge, fort et légèrement recourbé à l'extrémité, et ses deux rectrices centrales particulièrement longues. L'oiseau mesure environ 50 cm, mais jusqu'à plus d'un mètre parfois si l'on compte les fameuses rectrices. Envergure : 100-110cm.

L'espèce est pélagique : elle vit loin en mer et ne revient à terre (sur la côte) que pour se reproduire. Le paille en queue à bec rouge est solitaire. Même pendant la période de reproduction, les nids sont plus ou moins isolés les uns des autres, de telle sorte que l'on n'observe pas de colonie dense, comme pour les sternes par exemple. Il niche en Martinique de décembre à août. On peut l'observer entre autre sur les falaises de la côte Nord Caraïbe, le rocher du Diamant, et à Sainte-Anne. Le nid se réduit à une simple anfractuosité dans une falaise ou du sol, dans laquelle est pondu un unique œuf, à même le sol. Il est couvé 41-45 jours et le jeune quite le nid âgé de 1é à 15 semaines.

 

Hélas, l'espèce est menacée . Elle décline à l'échelle mondiale du fait des aménagements des littoraux : les sites de nidifacations sont détruits, la fréquentation touristique dérange... Sur notre côte Nord Atlantique par exemple, et au Carbet notamment, l'installation de filets métaliques sur les falaises, bien utiles pour protéger la route des éboulis, empêche l'accès du paille en queue aux nids. Les œufs sont par ailleurs l'objet de prédation, par les rats et animaux domestiques (chats, chiens)...

Petite consolation : la population caribéenne, estimée entre 1800 et 2500 couples, serait la plus importante.

 

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Published by Catherine - dans Faune vertébrée
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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 15:06

 

 

 gouttelettes d'eau sur feuille de maracudja

 

 

 

 

À revoir :

- Joyaux éphémères 1

- Joyaux éphémères 2

 


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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 11:03

 

 

sur une bûche perchée

 

Cliquer sur la photo pour ouvrir l'album

 

 

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Published by Catherine - dans Paysages
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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 10:51

En attendant les réjoissances de cette année, petit retour en image sur le cru 2012 ...

 

 

 

Lundi gras - le coup de la panne

 

  Cliquez sur l'image pour accéder à l'album

 

 

 

 

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Published by Catherine - dans Evénements
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